Les dommages-intérêts punitifs menacent les secteurs de l'hôtellerie, de la fabrication et du pétrole et du gaz
Dans un revirement récent, mais désormais cohérent, la Cour suprême de justice du Mexique a décidé de s'écarter de plus de 60 ans de jurisprudence constante qui niait l'existence des dommages-intérêts punitifs.
La première chambre de la Cour suprême a statué que les dommages-intérêts punitifs sont légaux dès lors qu'une demande d'indemnisation pour préjudice moral (douleur et souffrance, ou préjudice personnel) est présentée. De plus, le président de cette chambre a déclaré aux médias que des millions pourraient désormais être accordés aux plaignants. Dans l'affaire en question, la Cour suprême a confirmé la décision d'un juge fédéral, confirmant la condamnation par un juge local d'une chaîne hôtelière à verser des dommages-intérêts punitifs pour le décès injustifié d'un mineur dû à une négligence dans l'entretien d'une pompe à eau, qui a entraîné son électrocution et sa mort.
Cette décision s'inscrit dans la lignée d'autres précédents traitant des dommages non pécuniaires (daño moral), qui englobent à la fois la douleur et la souffrance ainsi que les préjudices corporels, et réaffirme la possibilité de lever le voile corporatif, ce qui pourrait finalement encourager les poursuites pour préjudice corporel, qui n'étaient jusqu'à présent pas courantes sur le marché mexicain.
La législation mexicaine ne fait pas clairement la distinction entre négligence, négligence contributive et négligence grave. Afin de réduire leur exposition au risque, les entreprises des secteurs de l'hôtellerie, de l'industrie manufacturière et du pétrole et du gaz devraient mettre en place des manuels opérationnels et préventifs, et vérifier leur structure organisationnelle pour exercer leurs activités au Mexique.
Si vous souhaitez discuter plus en détail des risques mentionnés ou de leur impact potentiel sur votre entreprise, veuillez contacter Daniel Aranda ([email protected] ou +52.55.52.01.45.18) ou Roberto Arena ([email protected] ou +52.55.5.284.8542) au bureau de Gardere à Mexico.