La FTC finalise la règle « Click-to-Cancel » (cliquer pour annuler)
La Federal Trade Commission (FTC) a finalisé les modifications apportées à la règle dite « Negative Option Rule », désormais intitulée «Rule Concerning Recurring Subscriptions and Other Negative Option Programs »(« Règle »), qui représente une refonte importante du cadre réglementaire régissant la manière dont les entreprises gèrent les services d'abonnement et les renouvellements automatiques.
Au fil des ans, la FTC a reçu de nombreuses plaintes concernant des pratiques trompeuses liées aux programmes d'option négative, ce qui a rendu nécessaire une mise à jour de la réglementation. La règle initiale, établie en 1973, visait principalement à protéger les consommateurs contre les pratiques trompeuses dans le domaine des biens physiques, tels que les clubs de livres et de disques. Cependant, avec l'essor du commerce électronique, le besoin de protections plus solides pour les abonnements en ligne s'est considérablement accru. Les modifications apportées par la FTC visent à remédier à ces problèmes et à rendre ce modèle commercial plus transparent et plus équitable.
Le « marketing par option négative » est un terme général qui englobe diverses pratiques en matière d'abonnement et d'adhésion. La règle élargit son champ d'application à toutes les formes de marketing par option négative dans tous les types de médias, y compris, mais sans s'y limiter, les médias électroniques, le téléphone, la presse écrite et les transactions en personne. Elle définit la fonction d'option négative comme « une clause contractuelle en vertu de laquelle le silence du consommateur ou son absence d'action affirmative pour refuser un bien ou un service ou pour résilier le contrat est interprété par le vendeur par option négative comme une acceptation ou une acceptation continue de l'offre ». Les programmes d'option négative se répartissent généralement en quatre catégories : les plans de pré-notification, les plans de continuité, les renouvellements automatiques et les offres de conversion d'essai gratuit (c'est-à-dire gratuit ou à un prix symbolique).
La plupart des dispositions du règlement entreront en vigueur 60 jours après leur publication au Journal officiel fédéral, à l'exception des dispositions relatives à la divulgation d'informations importantes (§ 425.4), au consentement (§ 425.5) et à la résiliation simple (§ 425.6), qui entreront en vigueur 180 jours après leur publication au Journal officiel fédéral, laissant ainsi aux entreprises le temps d'adapter leurs pratiques d'abonnement à ces nouvelles exigences.
Mises à jour importantes
- Informations claires et visibles : la FTC exige désormais des entreprises qu'elles présentent les conditions d'abonnement de manière claire et visible avant toute facturation. Les vendeurs doivent fournir les « informations importantes » suivantes avant d'obtenir les informations de facturation du consommateur : (1) que les paiements des consommateurs augmenteront ou se répéteront, le cas échéant, à moins que le consommateur ne prenne des mesures pour empêcher ou arrêter ces frais ; (2) la date limite à laquelle les consommateurs doivent agir pour mettre fin aux frais ; (3) le montant ou la fourchette des coûts que les consommateurs peuvent encourir, et la fréquence des frais ; (4) les informations sur le mécanisme que les consommateurs peuvent utiliser pour annuler les paiements récurrents. Chacune des informations requises doit être claire et bien visible, et le fait de ne pas fournir ces informations constitue une pratique trompeuse ou déloyale.
- Consentement : La règle exige que les vendeurs pratiquant l'option négative obtiennent le consentement éclairé et explicite des consommateurs avant de leur facturer des frais. Le fait de ne pas obtenir ce consentement constitue une pratique trompeuse ou déloyale. Les vendeurs doivent conserver ou maintenir la preuve du consentement du consommateur pendant au moins trois ans.
- Obligation de « cliquer pour annuler » : l'un des changements les plus notables apportés par la règle est l'introduction de la disposition « cliquer pour annuler ». Cette nouvelle obligation impose aux entreprises de fournir aux consommateurs une méthode simple et conviviale pour annuler leurs abonnements. Au minimum, le mécanisme simple d'annulation doit être fourni par le même moyen que celui utilisé par le consommateur pour accepter la fonctionnalité d'option négative. Par exemple, pour les services auxquels on s'abonne en ligne, le processus d'annulation doit également être disponible en ligne et doit être aussi simple que l'inscription au service. Cela est particulièrement important car de nombreuses entreprises ont été critiquées pour avoir rendu l'annulation intentionnellement difficile, par exemple en obligeant les consommateurs à appeler un service clientèle ou à suivre plusieurs étapes pour annuler leur service.
- Suppression de l'obligation d'envoi d'un rappel annuel : au cours du processus d'élaboration de la règle, la FTC avait initialement proposé d'obliger les entreprises à envoyer aux consommateurs un rappel annuel de leurs services d'abonnement en cours et à leur fournir des informations sur les modalités de résiliation. Cependant, cette disposition a finalement été supprimée de la règle finale. Alors que les défenseurs des consommateurs avaient soutenu l'inclusion de rappels annuels, qui auraient fourni une protection supplémentaire aux consommateurs, les entreprises ont fait valoir que cette exigence serait trop contraignante, en particulier pour les entreprises disposant d'une large base d'abonnés. Toutefois, la règle impose toujours aux vendeurs de fournir aux consommateurs des notifications claires et opportunes concernant les frais récurrents.
- Suppression de l'interdiction des offres de vente incitative : une autre disposition clé de la version proposée de la règle concernait la réglementation des offres de vente incitative pendant le processus d'annulation, qui aurait obligé les vendeurs à effectuer immédiatement l'annulation, à moins d'obtenir le consentement affirmatif sans ambiguïté du consommateur pour recevoir une offre avant l'annulation. Les entreprises tentent souvent de fidéliser leurs clients en leur proposant des alternatives moins chères ou des offres spéciales lorsqu'un consommateur essaie de résilier un abonnement. Bien que ces offres ne soient pas problématiques en soi, la FTC a exprimé sa préoccupation quant au fait que certaines entreprises utilisent des tactiques de vente incitative pour semer la confusion chez les consommateurs ou les empêcher de résilier leur service. Cependant, la version finale n'a pas adopté cet amendement. La FTC a déterminé que des révisions de cette disposition proposée étaient nécessaires, pour lesquelles elle devrait solliciter des commentaires supplémentaires. Cela signifie que si les entreprises sont libres de présenter des alternatives aux consommateurs, elles doivent également leur fournir un moyen clair et direct de résilier leur abonnement sans les obliger à suivre plusieurs étapes ou à refuser de nombreuses offres.
- Application et sanctions : Afin de garantir le respect de la nouvelle règle, la FTC a alourdi les sanctions potentielles en cas d'infraction. Les entreprises qui ne respectent pas les nouvelles exigences s'exposent à des amendes importantes. La FTC a le pouvoir d'imposer des sanctions pouvant atteindre 51 744 dollars par infraction, ce qui peut rapidement représenter une somme considérable pour les entreprises ayant un grand nombre d'abonnés. Ce mécanisme d'application souligne le sérieux des efforts déployés par la FTC pour lutter contre les pratiques d'abonnement trompeuses et incite fortement les entreprises à se conformer à la règle.
- Relation avec d'autres lois : la règle ne prévaut pas sur les lois des États qui exigent une protection accrue des consommateurs. Elle reflète plutôt l'intention de la FTC de s'aligner sur d'autres lois et réglementations, telles que la loi ROSCA (Restore Online Shoppers' Confidence Act), la règle sur la vente par télémarketing et les lois des États sur le renouvellement automatique.
Impact sur l'industrie
Le nouveau cadre réglementaire applicable aux programmes à option négative aura plusieurs répercussions notables sur les secteurs qui dépendent fortement des modèles de revenus basés sur les abonnements, tels que le commerce électronique, les plateformes de streaming, les fournisseurs de logiciels en tant que service, les abonnements à des services de santé et de remise en forme, et d'autres services en ligne. Les entreprises devront réévaluer leurs pratiques en matière d'abonnement, s'assurer que leurs processus d'annulation sont conformes aux nouvelles exigences et mettre à jour leurs informations afin de respecter les normes de transparence fixées par la FTC. Les entreprises devront également investir dans la formation de leurs employés et éventuellement modifier leurs systèmes et logiciels d'abonnement. Cela pourrait entraîner une augmentation des coûts de mise en conformité et des coûts opérationnels, les entreprises s'efforçant de se conformer à ces nouvelles exigences, en plus du risque de perte de revenus due à la diminution des revenus provenant des renouvellements automatiques.
Besoin d'aide ?
Si vous avez des questions concernant les modèles d'abonnement à option négative, le groupe de réglementation des services financiers de Foley connaît bien la réglementation de la FTC ainsi que les lois et réglementations des États ayant une incidence sur les renouvellements automatiques. Il est également important de garder à l'esprit que si une entreprise utilise des paiements préautorisés pour couvrir le coût du renouvellement automatique, une autre série de règles, avec les obligations d'information et de notification correspondantes, peut s'appliquer. Foley conseille activement ses clients sur les questions de conformité (y compris la rédaction de divulgations) liées aux modèles d'abonnement avec renouvellement automatique et paiements préautorisés au quotidien. Pour plus d'informations sur l'impact que cette décision pourrait avoir sur votre entreprise, veuillez contacter l'un des auteurs de cet article ou votre avocat chez Foley & Lardner.